Le garage Courteline le 16 décembre 2008 et............................................................. le 5 janvier 2009
! (Photos PO)
Dans le PLESSIS MAG n°61 du mois de décembre, nous pouvons lire dans l’article traitant des orientations budgétaires 2009 pour la commune, que « la municipalité a donc choisi la prudence et
la mesure comme lignes directrices dans l’établissement de ses choix de dépenses ».
Comme le disait tout d’abord Corinne DRESCO lors du conseil municipal du 24 novembre à la présentation de ces orientations budgétaires et le confirmait ensuite Pascal OGÉ dans son intervention à la suite du vote du budget au conseil municipal du 17 décembre, la section Investissement est effectivement « pauvre ».
Surtout pauvre en projets, aucun que l’on ne connaisse déjà tels la réhabilitation du bâtiment ancien de l’école du Centre, le programme d’enfouissement des réseaux, voire même la réfection de l’avenue Albert Camus régulièrement évoquée depuis plusieurs années mais toujours reportée dans le temps…
Peut-être verra-t-on enfin y apparaître de vraies pistes cyclables et non pas des ersatz comme celle de l’avenue de l’Europe (dangereuse et mal dimensionnée) ou celle longeant le complexe sportif avenue Maurice Berteaux utilisant l’espace piétonnier.
En revanche, il y a un investissement qui, lui, n’a pas été dévoilé dans le PLESSIS MAG, sans doute sciemment, c’est l’achat par la commune de la propriété sise 13 avenue Herculanum, où se situait il y a encore quelques jours le garage COURTELINE, pour la somme de 400.000 €, (voté lors du dernier conseil municipal du 17/12), intégrée à la section investissement du budget 2009.
De plus, ce qui est précisé à la fin de la délibération 2008-113 c’est que la ville envisage à la suite de cet achat de procéder à la démolition des annexes, au désamiantage des bâtiments ainsi qu’à la dépollution du terrain. Combien couteront toutes ces interventions et bien sur les frais de notaire qui restent à la charge de l’acquéreur ? Plus de 100.000 € !
Est-il normal que, dans un contexte économique très perturbé par la crise, de telles sommes soient investies par la commune ? Non bien sur !
Ces sommes auraient été mieux utilisées pour étoffer des projets plus ambitieux ou plus solidaires pour l’année 2009.
Quelle nécessité a poussé Monsieur le Maire à proposer d’acheter, avec les deniers publics, ce terrain ne présentant, à priori, aucune particularité ?
Nous vous en parlions dans un précédent (cf. notre article du 19/12 : Chronique d’une mort annoncée, en évoquant le bilan social de l’opération.
Mais en creusant, puisque nous continuons de creuser pour essayer de comprendre les raisons divines, nous constatons que le bilan économique est également très inquiétant…
D’abord, un fait que très peu de personnes connaissent, c’est que les matériaux contenant de l’amiante, issus des travaux de désamiantage et mis en décharge spécialisée de classe 1 dans des sacs étiquetés avec la provenance et le nom du propriétaire, resteront à vie à la charge de la Ville, donc notre propriété. Et si par malheur, que nous ne souhaitons pas, un arrêté ministériel ou préfectoral fermait la décharge où ont été entreposés les déchets d’amiante, le coût de leur transfert dans une autre décharge serait encore à notre charge.
Une fois toutes les sommes dépensées pour l’achat puis les travaux de remise en état, aux frais des Plesséens, à combien pourrait être revendu ce terrain à destination exclusive d’habitation individuelle puisque situé en zone UE selon le Plan d’occupation des sols de la ville (secteur exclusivement pavillonnaire) ?
Logiquement l’opération devrait être neutre ou rapporter quelque peu à la commune.
Mais qui achètera un terrain de 743 m² avec une maisonnette pour 500.000 € !
Nous ne comprenons donc toujours pas les raisons de cette décision, mais constatons, qu’à l’inverse d’autres projets d’investissements qui sont reportés d’une année sur l’autre, celui-ci est traité avec une rapidité époustouflante…
Surprenant, non ?
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