Comme nous, vous avez reçu ou vous allez recevoir LE PLESSIS MAGAZINE n°6. Un magazine tellement riche en histoires diverses, qu’il pourrait nous faire croire que le mois de juin fût des plus animés au Plessis-Trévise.
Pour ceux qui ne liraient pas couramment entre les lignes, pour les nouveaux Plesséens encore mal habitués à la dialectique municipale, pour ceux qui ont encore les yeux embués de rêves après 26 ans de règne sans partage, pour la fameuse ménagère de moins de 50 ans mais aussi et surtout pour les nombreuses groupies de plus de 70, nous nous livrons ci-dessous à un exercice somme toute assez simple : la traduction d’extraits de l’édito du Maire (page 3) véritable chef-d’œuvre, s’il en est, en matière de langue de bois :
Le mois de juin, qui vient de s’écouler, aura été bien rempli…
Amis Plesséens, prenez vos vessies pour des lanternes !
Tout d’abord, les élections Européennes, où je ne peux que regretter que près de 6 Plesséens sur 10 n’aient pas jugé utile de se déplacer pour renouveler le parlement européen.
Tout d’abord, je suis écœuré qu’après plus de 30 ans de vie politique locale, le MoDem, MON parti, ne fasse pas dans MA ville au moins le double de son calamiteux score national de 8%.
Dans les prochains mois, on pourra constater qu’il a beaucoup plus de pouvoir de décision qu’il n’en a eu jusqu’à présent.
Plus on avance dans le temps, plus je me rends compte que mon rôle de Parlementaire national, tant lorsque j’étais Député que maintenant que je suis Sénateur, ne sert finalement à rien d’autre qu’à vilipender le Président de la République puisque je ne vote pas ses lois et que, de toutes façons, je ne m’applique jamais les lois que je vote.
Le samedi 14 juin avait lieu l’inauguration tant attendue de l’extension du club de tennis et des 3 nouveaux courts de squash. Tout était fin prêt : le soleil était de la partie, la foule aussi.
Le samedi 14 juin, ont a pu inaugurer tranquillement les nouvelles installations du tennis club : Il faisait beau, mes services avait oublié d’inviter l’opposition du Conseil municipal. On a donc pu se goinfrer en dégoisant peinards sur les absents qui, comme c’est bien connu, ont toujours tort.
Les repas de quartiers fêtaient leur cinquième anniversaire avec un succès grandissant sous un soleil radieux cette année.
Déjà 5 ans que j’ai enfin réussi à tuer la Fête de la Saint-Jean en la remplaçant par des repas de quartier. Je peux maintenant tranquillement aller d’un repas de quartier à un autre, non sans avoir au préalable bien sélectionné ceux où je ne veux pas me rendre, pour y faire ma petite campagne électorale, suivi de mon docile Directeur de cabinet et… successeur annoncé ?
C’est quand même bon de ne plus mélanger les torchons et les serviettes !
Le dimanche 21 juin, nous célébrions la fête de la musique dans le cadre de la fête de la Saint-Jean avec le traditionnel feu d’artifice, très apprécié de la population. Coup de chapeau aux organisateurs qui ont su faire des choix éclectiques dès le samedi soir à l’espace Carlier puis le dimanche après-midi sur l’Esplanade du 7 juillet 1899.
Le dimanche 21 juin, j’ai définitivement enterré la fête de la St-Jean puisque je n’ai même plus besoin des repas de quartier, ce week-end là, pour que personne ne se rende compte qu’il n’y a plus de fête au Plessis. Il reste encore le feu d’artifice que vous avez apprécié, mais ça coute encore beaucoup d’argent, alors profitez-en, ça ne durera peut-être pas… Coup de chapeau aux organisateurs qui n’ont pas réussi à motiver les spectateurs : 37 billets vendus à Carlier le samedi soir (capacité de la salle : environ 1000 places…) et petite assistance le dimanche après-midi pour terminer le dimanche soir, bien après l’heure que j’avais autorisée, devant une trentaine d’indécrottables. Promis l’année prochaine, « on ferme » à 22h30… Mais le lendemain matin, ni confetti ni papiers gras, OUF la ville était propre !
Depuis le 17 juin dernier, nous avons été alertés par une nouvelle enquête publique concernant l’acquisition d’une grande partie du Bois Saint-Martin par la Région Ile-de-France et la ville de Noisy-le-Grand. Notre émotion est grande compte tenu de notre proximité avec l’un des plus grands massifs boisés de la petite couronne.
Depuis le 17 juin j’ai enfin retrouvé une raison d’être grâce à l’enquête publique lancée par les Maires voisins de Noisy-le-Grand et Villiers-sur-Marne. Mon émotion est grande car ils vont finir à ma place l’urbanisation du Bois que j’avais commencée dans les années 80, notamment sur la fameuse parcelle AK20.
J’ai convoqué le conseil municipal en urgence afin de prendre une délibération nous opposant à ce projet… Je remercie les centaines de Plesséens, riverains, qui nous soutiennent et sont venus manifester leur opposition auprès du Commissaire enquêteur.
J’ai convoqué un conseil municipal de crise afin de nous opposer collectivement à ce projet. Une partie de l’opposition, celle de Droite s’est bien jointe à moi, mais je préfère ne retenir que la présence des riverains amis, et électeurs, devant lesquels cet enquiquineur d’Ogé m’a quand même forcé à dire que je n’avais pas de projet d’urbanisation dans ce Bois s’il venait à ouvrir. Je remercie donc tous mes amis d’avoir gobé cette baliverne cachée parmi d’autres ce soir là !
J’espère que le plus grand nombre d’entre vous pourra prendre quelque repos au sein de sa famille et profiter des joies de la nature.
Maintenant que toutes ces corvées de fin d’année sont terminées, j’espère que vous allez enfin tous vous casser loin du Plessis afin que la consigne indiquée sur ma dernière campagne d’affichage locale soit enfin respectée :
SILENCE !
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